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Le ollie en 6 étapes : la base que tu dois maîtriser avant tout le reste

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Le ollie en 6 étapes : la base que tu dois maîtriser avant tout le reste

Tu rates ton ollie depuis des semaines ? T'es pas le seul. Alan Gelfand l'a inventé en 1978, Rodney Mullen l'a adapté au flat ground — et depuis, tout le skate street en dépend. Voilà les 6 étapes dans le bon ordre, avec les erreurs classiques à chaque phase.

17 mai 2026 · 5 min de lecture
Guillaume Martin

Rédacteur skate chez NOSK8. Guillaume couvre les spots, les portraits de skaters et la culture skate française — chaque article est relu et sourcé (fédérations, médias spécialisés, riders).

A vu naitre et mourir 3 generations de pros. Chronique mensuelle.

Tu rates ton ollie depuis des semaines ? T'es pas le seul. Alan Gelfand l'a inventé en 1978, Rodney Mullen l'a adapté au flat ground — et depuis, tout le skate street en dépend. Voilà les 6 étapes dans le bon ordre, avec les erreurs classiques à chaque phase.

T’as regardé la vidéo dix fois. Tu connais le mouvement dans ta tête. Tu poses les pieds, tu sautes — et le board part de son côté, toi du tien. Ou il monte de 5 cm et retombe immédiatement. Ou il tourne à 45° et tu marches dessus.

C’est normal. Tout le monde passe par là. Même les pros ont un souvenir précis de leurs 300 premiers ollies ratés.

La différence entre ceux qui le pètent en deux semaines et ceux qui galèrent pendant des mois ? Ils suivent les étapes dans le bon ordre. Pas de raccourci, pas de « j’essaie à tout allure pour voir ». Étape par étape.

Voilà les 6. Dans l’ordre. Avec les erreurs les plus courantes à chaque fois.

Niveau

Débutant

Temps

4-12h

Prérequis

Pousser, freiner

Surface

Sol lisse, plat

L’ollie : un trick inventé sans rampe, en 1978

Vidéo

Avant 1978, si tu voulais faire sauter ton board, tu avais besoin d’une rampe. Le skate, c’était des bowls et des half-pipes. Puis Alan Gelfand, surnommé « Ollie », fait un truc improbable dans un bowl de Floride : il fait monter son board dans les airs en gardant les pieds dessus — sans toucher la planche avec les mains. Le trick prend son surnom. L’ollie existe.

Quelques années plus tard, Rodney Mullen — le mec qui a littéralement inventé le kickflip et une trentaine d’autres tricks — adapte l’ollie sur le flat ground, le sol plat. Là, tout change. Le skate de street devient possible. Chaque trick de trottoir que tu vois aujourd’hui existe grâce à ça.

Donc quand tu travailles ton ollie, tu bosses le fondement de tout le skate street. C’est pas juste un trick pour débutants — c’est le trick.

À lire aussi : Le setup parfait pour débuter le skate en 2026.

Les 6 étapes pour péter ton premier ollie

Technique de l'ollie en skateboard — séquence complète
La mécanique de l’ollie décomposée. Skateur : Sebastian Kierk. Wikimedia Commons (CC BY-SA)
  1. Position des pieds

    Pied arrière sur le tail — la partie qui remonte à l’arrière de la planche. Orteils proches du bord. Pied avant entre les deux vis du milieu, légèrement en biais. Pas à 90°, pas non plus parallèle au board — quelque part entre les deux. Ça semble bizarre les premières fois. C’est normal, tiens-toi-y.

  2. La flexion : prépare le pop

    Plie les genoux. Vraiment. Pas un micro-pli — une vraie flexion. C’est là que vient toute la puissance du saut. Plus tu descends, plus ton ollie va monter. Au début, fais l’exercice statique : balance-toi avec le board sans essayer de sauter, juste pour sentir la position.

  3. Le pop : frappe le tail

    Appuie fort sur le tail avec ton pied arrière pour frapper le sol. T’entends un claquement sec ? C’est bon. Le board va se soulever du côté du nose. Ce mouvement s’appelle le pop — sans ça, y’a pas d’ollie. Il faut que ce soit rapide et décidé, pas hésitant.

  4. Le slide : fais monter le tail

    Dans la foulée du pop — vraiment dans la foulée, pas une seconde après — fais glisser ton pied avant vers le nose. C’est ce qui aplatit le board en l’air. Pas un coup de pied, un slide. Si tu fais ça trop tard, le board reste planté d’un côté. Si tu fais ça trop fort, il part vers le bas. Trouver le timing juste, c’est 80% du trick.

  5. Le peak : board plat dans les airs

    Au sommet du saut, le board doit être plat — parallèle au sol. Tes pieds sont toujours dessus, genoux remontés vers la poitrine. Si le board est bien équilibré entre pop et slide, ça arrive naturellement. Si ça part toujours d’un côté, c’est que ton slide est trop fort ou trop faible d’un côté.

  6. La réception : atterris sur les vis

    Vise les vis — là où les trucks se vissent sur le board. Les deux pieds. Plie les genoux à l’atterrissage pour amortir. Si tu touches les vis et que tu roules, t’as ollié. Vraiment. La première fois que ça arrive proprement, t’oublieras pas.

Les 4 fails classiques et comment les corriger

Les 4 fails classiques

  • Le board part de travers — tu popes pas dans l’axe. Vérifie que tes épaules sont parallèles au board quand tu sautes. Souvent on tord le buste sans s’en rendre compte.
  • Le board monte à peine — le pop est trop mou ou tu slides trop tard. Pop fort, slide vite dans la foulée. Les deux doivent être liés.
  • Tu perds le board en l’air — tes pieds décollent du board pendant le saut. Garde le contact. Le board doit rester sous tes pieds, t’es pas censé t’envoler loin de lui.
  • Mauvaise réception — tu atterris sur le tail ou le nose et le board part. Vise toujours les vis, plie les genoux. Regarde tes pieds pendant l’atterrissage au début.

Commencer à l’arrêt, pas en roulant

Commence à l’arrêt. Board posé sur le sol, herbe ou gravier sous les roues pour qu’il bouge pas. Fais le mouvement lentement, sans chercher à sauter haut. Juste sentir où vont les pieds. 3 atterrissages propres à l’arrêt — et seulement après, tu passes en movement.

C’est la partie que tout le monde rush. C’est pour ça que tout le monde galère. Les mecs qui progressent vite font exactement l’inverse : ils s’arrêtent pour comprendre avant d’accélérer.

30 minutes concentré valent plus que 3 heures à balancer le board n’importe comment. Quand t’as envie de jeter le board plutôt que de le poper, t’arrêtes. Tu reviens dans une heure ou le lendemain. Le trick apprend pas quand tu es crispé.

Combien de temps avant de le péter pour de vrai ?

La fourchette honnête : 4 à 12 heures de pratique concentrée. Certains le font en une journée. D’autres mettent deux mois de sessions hebdomadaires. Les deux sont normaux — ça dépend pas de ton talent, ça dépend de la qualité de ta pratique.

Si t’as bien suivi les 6 étapes et que ça fait 10 heures sans progression du tout : filme-toi. Regarde au ralenti. La plupart du temps, tu vas voir le problème immédiatement — un pied mal placé, un pop trop mou, un slide qui arrive trop tard. Un regard externe change tout.

Et quand tu le péteras pour la première fois — vraiment, les deux pieds sur les vis, le board plat, la réception propre — tu comprendras pourquoi tout le monde commence par là.

Ton premier ollie, c’était la galère totale ou ça a matché direct ? Combien de temps pour le rentrer ? Dis-le en commentaire ↓

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